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Pastorale du deuil : tous concernés !

Jeudi 22 mai dernier, le Service de la Pastorale Liturgique Sacramentelle (PLS) organisait une journée de formation continue sur l’écoute des personnes endeuillées. Une centaine de bénévoles engagés dans les paroisses du Diocèse étaient présentes, dont 9 de notre paroisse. La journée était principalement animée par Sœur Cécile, sœur de la Nouvelle Alliance,  accompagnante au sanctuaire de Montligeon qui prie pour les défunts.

Être acteur de la Pastorale du Deuil

Lorsque vous rejoignez une « Équipe Deuil », comme on les appelle souvent dans les paroisses, le Diocèse propose une formation initiale qui dure 2 ans.
Au bout de la première année, la personne devient accompagnateur de familles en deuil, c’est-à-dire qu’elle rencontre la famille en deuil pour préparer la célébration, mais ce n’est pas seulement liturgique et  pour choisir les chants. Il s’agit d’être une présence chrétienne à ce moment de la vie, pour pouvoir traverser  cette épreuve.
Au bout d’un an, l’accompagnateur accueille la famille, écoute et aide à la préparation des funérailles : guide pour le choix des textes et des chants, lien avec l’animateur de chants s’il y en a dans la paroisse. 4 personnes de notre paroisse ont fait cette formation cette année.
Ensuite, la célébration liturgique peut être présidée par un guide de funérailles qui a suivi la deuxième année de formation. Il y a appris l’art de célébrer et de prêcher.
Être guide de funérailles n’est pas le plan B en l’absence du prêtre mais bien un appel au service de ses frères et sœurs dans la peine. C’est être présent concrètement et dans la prière, par la grâce de notre baptême.

Comment devient-on acteur de la Pastorale du Deuil ?

Beaucoup attendent la retraite afin d’être pleinement disponibles à ce service qui nécessite d’être très réactif. Souvent, les bénévoles qui s’engagent dans ce service délicat ont eux-mêmes été touchés par le deuil et éprouvent le besoin de redonner ce qu’ils ont reçu.
Annick et Jeanine sont guides de funérailles
Annick raconte : « Un guide de funérailles m’a proposé. On m’a appelée, j’ai réfléchi […] C’est un élan qui m’a fait entrer dans ce service. […] C’est une grosse responsabilité : un mot peut faire beaucoup de bien mais aussi, sans le vouloir, du mal. On est vraiment en service continu. » 
Pour Jeanine, c’est un choix et elle a attendu la retraite pour s’y consacrer. Elle témoigne de son parcours :  « J’ai eu la chance d’être bien acceptée par l’équipe et de suivre une équipe constituée pendant presque 2 ans . J’ai pu observer avant d’être seule. »
Toutes les deux concluent : « Il faut être prêt dans sa tête et dans son cœur pour cette forme d’écoute. Être ouvert à l’autre de nature. On rejoint les gens, on est la première image de l’Église. »
Les retours après les funérailles montrent que c’est un lieu où l’on réconcilie les personnes avec l’Église, où elles se sont senties accueillies et consolées. « Je n’aurais pas pensé que ça m’aurait fait autant de bien. » confient des personnes endeuillées à l’issue de la célébration. « À nous d’apprendre à recevoir ces paroles après coup car nous n’avons été que dans le don. » terminent Annick et Jeanine. (Extrait d’un article publié par notre diocèse)

Si cette mission vous interpelle, n’hésitez pas à en parler avec le Père Roblin ou avec des membres des équipes deuil de la paroisse.