Accueil : Frères et sœurs, chers amis,
Bonne fête de Pâques, puisque nous sommes réunis en ce 6e dimanche de Pâques, puisque durant 50 jours jusqu’à la Pentecôte nous célébrons solennellement Pâques, puisque chaque dimanche nous célébrons la Pâques hebdomadaire.
N’oublions pas la 9e fête annuelle des chrétiens d’Orient qui eux ne sont pas à la fête !
Après la messe, nous aurons la joie du baptême de Meylie GUIHERY
Prions et supplions pour la paix dans le monde….
« Frères sœurs, préparons-nous à célébrer…. »
Homélie : Ac 8, 5-8. 14-17 ; Ps 65 ; 1 Pi 3, 15-18 ; Jn 14, 15-21
Chers amis,
Je vous invite à chanter….dans l’esprit du psalmiste : « Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur ». Pour vous faire sourire, pas d’ambiguïté, pas de confusion : rien à voir avec « faire chanter quelqu’un ». Je vous invite à chanter de toute votre voix, avec toute votre vie. St Augustin a une magnifique homélie sur l’Alléluia de Pâques, en commentaire du psaume 148e. Il développe 3 idées principales :
La première idée : Nous recevons tout du Créateur, nous recevons tout du Sauveur, nous recevons tout de l’Église (« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ?), alors comment ne pas louer le Seigneur ! Et comme la louange sera notre éternité, passons notre vie à nous entrainer à la louange. Je cite : « La méditation, dans notre vie présente, doit consister à louer Dieu, car l’allégresse éternelle de notre vie future sera une louange de Dieu ; et personne ne peut être adapté à la vie future s’il ne s’y exerce pas dès maintenant. Maintenant donc nous louons Dieu, mais nous Le supplions aussi. Notre louange comporte la joie ; notre supplication, le gémissement. Car on nous a promis quelque chose que nous ne possédons pas encore ; et parce que l’auteur de la promesse est véridique, nous trouvons notre joie dans l’espérance ; mais parce que nous ne possédons pas encore, notre désir nous fait gémir. Il nous est bon de persévérer dans le désir jusqu’à ce que vienne le bonheur promis, jusqu’à ce que le gémissement disparaisse et que la louange demeure seule ». MERCI aux groupes de prière qui développe la louange dans notre paroisse, MERCI aux équipes liturgiques, à la chorale, aux musiciens qui nous aident à louer Dieu, lors des célébrations. MERCI au groupe du parcours GRATITUDE qui a entrainé quelques-uns d’entre nous, durant l’avent et le carême, sur le chemin de la louange et de la bienveillance. Les rencontres gratitudes commençaient naturellement en chantant. Le chant, la gratitude, la bienveillance vont bien ensemble.
La deuxième idée : le carême est l’image de notre vie de la terre avec des épreuves, le temps pascal l’image de notre vie éternelle. Savourons le temps pascal. Je cite : « La Passion du Seigneur nous montre la vie présente qui nous oblige à peiner, à subir les épreuves et finalement à mourir ; la Résurrection et la Glorification du Seigneur nous montrent la vie que nous recevrons. Nous vous exhortons, mes frères, à louer Dieu en ce moment, et c’est ce que nous faisons tous lorsque nous disons : Alléluia. Loue le Seigneur ». Avez-vous remarqué que le temps pascal (50 jours) est plus long que le temps de carême (40 jours), comme pour nous inviter à traverser toute l’année les épreuves du temps avec sérénité, foi, espérance, courage, persévérance. Pour se faire, Jésus nous promet l’Esprit-Saint : « Je ne vous laisserai pas orphelins. En ce jour-là, vous reconnaitrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous ».
La troisième idée : non seulement s’entrainer, non seulement savourer le temps pascal, mais chanter par toute notre vie. Je cite : « Évidemment, nous le louons maintenant, quand nous sommes rassemblés dans l’église ; lorsque chacun s’en va chez soi, il semble cesser de louer Dieu. S’il ne cesse pas de bien vivre, il loue Dieu continuellement. Ta louange ne cesse que lorsque tu te détournes de la justice et de ce qui plaît à Dieu ». Chanter à l’église, je vous y invite, quelque soit le chant plus ou moins connu, remuons les lèvres pour entrainer le cœur à chanter le chant nouveau de l’homme nouveau, du testament nouveau, de la terre nouvelle. Chanter par le témoignage de la vie, avec « une conscience droite ». Chanter par le témoignage de notre foi. Dans la 1e lecture, le diacre « Philippe proclamait le Christ » en paroles et en actes (des guérisons, des exorcismes). St Pierre dans la 2e lecture nous donne des repères pour ce témoignage : « Soyez prêts à tout moment de rendre raison de l’espérance qui est en vous. Mais faites-le avec douceur et respect »
Chers amis, je vous invite à chanter, à l’invitation du psalmiste :
« Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur ».
AMEN ALLÉLLUIA MARANATHA

