Seul ce qui a été proclamé faisant foi

Marie et Elisabeth ont un point commun : elles sont conduite par l’Esprit-Saint. Marie fut appelé par l’ange Gabriel à rejoindre sa cousine enceinte à son sixième mois. Elisabeth fut remplie d’Esprit-Saint en entendant la salutation de Marie. D’ailleurs, c’est animé par l’Esprit-Saint qu’Elisabeth va déclarer la grande distinction qui les séparent : « D’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ». Avant d’ajouter : « Heureuse celle qui a cru aux paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Ainsi, être Mère du Seigneur et la foi en la Parole de Dieu distingue Marie de toutes les autres personnes. Pourquoi être la Mère du Seigneur constitue une différence ? Que peut nous enseigner la figure de Marie, aujourd’hui ?

A peine arrivée dans la maison d’Elisabeth, Marie entend comme la confirmation de ce qui demeurait secret : « D’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? ». Par cette parole, Marie comprend qu’elle est dès à présent reconnue comme la Mère du Seigneur, avant même qu’elle n’est besoin de le signaler. Cela suggère que l’Esprit-Saint la précède comme pour lui offrir une place royale. Une attention qui vient souligner la vocation de Marie, et donc sa nature. Car, être la Mère du Seigneur signifie qu’elle engendre et va enfanter une personne parfaite, un enfant sans défaut et sans tâche. Elle va enfanter le Fils de Dieu, une personne non affectée par le péché originel. Or, cette affection est communiquée par la mère, celle qui donne la vie, en raison de notre nature humaine blessée. Si donc le Seigneur s’incarne par Marie, cela suggère qu’elle fut elle-même préservée de la blessure du péché originel. Autrement dit, elle a bénéficié par anticipation, des effets de la victoire du Christ sur la Croix. En quelque sorte, Marie fut comme la première Eve, avant le péché originel. Pourtant, elle a bénéficié des effets de la victoire du Christ sur la Croix, par avance. Cela suggère qu’elle avait elle-même besoin d’être sauvée. Mieux, cela nous révèle que l’absence du péché originel ne suffit pas à nous rendre heureux. Nous sommes appelés à plus grand que cela.

Marie fut préservée des marques du péché originel. Elle avait toute la disposition nécessaire à être la Mère du Seigneur. Pourtant, l’ange Gabriel dû lui demander son approbation et sa collaboration. C’est précisément en cela qu’elle diffère de la première Eve : si la première Eve a obéi aux plaisirs de ses sentiments, Marie, elle, a obéi à la volonté du Seigneur. Or, cette obéissance au Seigneur a permis à Marie de connaître pleinement le salut apporté par le Christ. Un salut qui dépasse le simple pardon des péchés ; un salut plus grand que de sentir simplement aimé du Seigneur ; un salut qui m’élève corps et âme en présence devant Dieu. En ce sens, si Marie nous a devancé sur le chemin du salut, elle demeure une femme, une créature humaine semblable à nous. Et par la foi, elle est la première parmi tous les disciples du Christ. Elle est la première à être élevé au Ciel, corps et âme, en présence du Seigneur. Autrement dit, avec la Vierge Marie, nous avons la même destinée : le Ciel. La joie chrétienne est de vivre en présence de Dieu, corps et âme. Ainsi, notre temps ici-bas est une occasion de nous mettre à l’écoute du Seigneur, de nous préparer à cette rencontre parfaite qui remplira notre cœur. Une rencontre que nous vivrons avec notre corps et notre âme.

Ainsi chers amis, avec Marie, mettons-nous à l’écoute de l’Esprit-Saint. En cherchant à nous conformer à la volonté du Seigneur, nous nous familiariserons à sa voix. Et lui, il façonnera notre personne qui y faire pleinement sa demeure. Comme les jeunes générations, prenons soin de notre corps, non pour l’aseptiser de tout danger, mais qu’il soit un Temple de la Présence du Seigneur. Si notre corps est ballonné parce que nous avons trop mangé, cela laisse moins de place du Seigneur. Chers amis, rappelons-nous que notre patrie est au Ciel, et qu’ici-bas nous ne sommes que de passage. Demandons la grâce d’une belle mort, et dès que possible, car Dieu seul comblera notre cœur. Et de cette manière seulement, nous aimerons parfaitement nos proches. Désirons le Ciel, voilà ce qui contribuera à rendre le monde meilleur.