Hier soir, nous avons célébré la naissance du Sauveur en nous en remémorant les circonstances particulières : le voyage de Nazareth à Bethléem, la naissance elle-même, l’annonce faite aux bergers et leur visite à la crèche.

Noël a été l’aboutissement d’une promesse que Dieu avait faite à son peuple à différentes reprises par ses prophètes comme la lettre aux hébreux nous l’a rappelé ; Dieu a manifesté la sainteté de son bras aux yeux de toutes les nations notamment en permettant le retour au pays après soixante dix années d’exil au pays de Babylone.

Le temps avait passé, et comme nous l’avons rappelé pendant tout le temps de l’avent, la promesse a été affinée : celle d’accueillir un messie… qui, pensait-on allait libérer le peuple des occupations successives, celle des Perses puis celle des Grecs et enfin celle des Romains.

Mais le Seigneur n’a pas répondu de façon spectaculaire, le Messie est né discrètement dans une humble crèche, ayant pour berceau une simple mangeoire.

Les bergers ont été les seuls à être avertis solennellement, l’ange leur a déclaré  : « Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur ».

Les Evangiles nous rapportent les faits et gestes de Jésus, celui de Matthieu et celui de Luc nous disent quelque chose de son origine par l’action de l’Esprit Saint en Marie, la Vierge Immaculée ; celui de Jean nous rapporte plusieurs entretiens que Jésus a eu avec Nicodème, avec la Samaritaine et avec d’autres pour éclairer son enseignement, mais saint Jean a mis au début de son Evangile une introduction que nous avons écoutée pour nous dire quelque chose du mystère qui entoure la personne de Jésus.

Jésus est en effet le Verbe de Dieu, sa Parole par laquelle Dieu a créé et organisé le monde. Il est venu dans le monde pour apporter sa lumière et dissiper les ténèbres du péché dans lequel l’humanité a été enfermée par la faute originelle.

Mais ses contemporains, du moins un certain nombre d’entre eux ne l’ont pas reconnu comme leur Sauveur, bien qu’il ait donné de nombreux signes qu’il était bien le Messie que tous attendaient.

Cependant, d’autres l’ont reçu et sont devenus ses disciples.

Et par la suite, nombreux sont les hommes et les femmes qui se sont convertis et qui ont pu devenir enfants de Dieu en ayant été réceptifs à l’appel gratuit de Dieu.

Qu’est-ce que la venue de Jésus parmi les hommes a changé ? Sans abolir la Loi que Moïse avait reçue, Jésus a établi le régime de la grâce et de la vérité.

La grâce qui nous maintient dans une relation filiale avec Dieu qui nous apporte son secours par les sept dons de l’Esprit Saint.

La vérité parce que Jésus est le chemin, la vérité et la vie : c’est lui qui éclaire notre chemin – car il est la lumière du monde – pour aller vers le Père en toute sécurité.

Père Bernard VENOT