Seul ce qui a été prononcé faisant foi

 

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Bienvenue à Foi et lumière….

Bienvenue, en ce « dimanche du don », demandé par le diocèse. Ce dimanche du don consiste à prévoir un temps d’information avant la bénédiction finale pour nous sensibiliser aux besoins financiers de notre diocèse. Vous faites différents dons comme le denier de l’Église, les offrandes de messes, la quête, les casuels et offrandes.  Il y a aussi les legs qui permettent d’équilibrer nos comptes diocésains et parfois ceux de notre paroisse. Nous  ferons cette information en toute simplicité en disant nos besoins, en expliquant à quoi sert chaque offrande, en vous demandant de l’aide comme des pauvres qui ont besoin de vous. Un tract pédagogique vous sera donné à l’issue de la messe

« Frères et sœurs, préparons-nous à célébrer…. »  

Homélie : Za 9, 9-10 ; Ps 144 ; Rm 8, 9.11-13 ; Mt 11, 25-30

Chers amis,

Cet Évangile comme celui de dimanche dernier fait partie de ces Évangiles qui rassemblent plusieurs enseignements de Jésus qui ont pu être faits en différentes circonstances de la vie de Jésus. 3 enseignements dans cet Évangile :

L’enseignement en acte de la prière de louange de Jésus, prière à laquelle nous sommes appelés en esprit de justice : « Il est juste et bon de te rendre grâce », et en esprit de liberté, la liberté de l’amour, la liberté de celui qui reçoit don sur don

L’enseignement sur la vie éternelle de la connaissance mutuelle du Père et du Fils, connaissance partagée aux tout-petits. «  La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi et Celui que tu as envoyé »

L’enseignement sur le repos, le vrai repos. Je retiens le 3e enseignement, c’est la finale de l’Évangile : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ». 

Deux remarques :

1°) Étonnant que Jésus nous enseigne sur le repos. Chacun organise ses repos, ses vacances ! Les temps ont changé depuis Jésus. Jésus souhaite pour nous le vrai repos celui de notre âme, celui d’être en paix avec soi-même, celui d’une conscience apaisée, celui de relations familiales et amicales, en vérité. « Devenez mes disciples, vous y trouverez le repos de votre âme ». La destination de nos vacances, si nous partons en vacances n’est pas le plus important, l’important est ce repos essentiel de l’âme que je pourrai trouver au bout du monde, mais peut-être ici ou là à portée de main, dans « la simplicité et la grâce » (titre d’un ouvrage d’Anne BERNET sur la vie de l’abbé GUERIN). Le repos avec Jésus, « doux et humble de cœur » ! Vous connaissez l’expression humoristique : « Je vous emmènerai bien dans ma valise » ! Avec Dieu, il est déjà présent au plus intime de mon être. Pensons plutôt à ne pas mettre Dieu en vacances !  Comme nous sommes corps/âme et esprit, nous avons besoin d’un repos unifiant qui apaise le corps, d’où toutes ces activités physiques, sportives….qui apaise l’âme, d’où toutes ces activités culturelles, qui apaise notre esprit, d’où toutes ces activités spirituelles : prière, méditations, pèlerinages….Je vous souhaite un vrai repos estival. Posons-nous la question, c’est quoi pour vous un vrai repos ?   

2°)  Étonnant cette histoire du joug et du fardeau léger ! Comment est-ce qu’un fardeau peut-être léger ? Dans le Petit Robert, fardeau est défini comme suit : « Chose pesante qu’il faut élever, soulever, transporter ou chose pénible qu’il faut supporter ou charge qu’il faut assumer ». Dans notre Évangile, le mot fardeau a différents sens : la 1e fois qu’il est utilisé dans le texte, il signifie « le fardeau de la loi et des observances pharisaïques qui la surchargent encore. Le joug de la loi est une métaphore fréquente chez les rabbins » (Note de la Bible de Jérusalem). La 2e fois qu’il est utilisé, c’est le fardeau de Jésus, c’est la loi nouvelle, possible à porter car elle est offerte avec le don de l’Esprit, la grâce actuelle de chaque instant, la grâce de la Parole de Dieu, la grâce des sacrements…. Le joug apporte cette nuance au fardeau qu’il unit l’homme et Dieu. Le joug au temps de Jésus unissait deux taureaux pour les rendre plus fort pour tirer ensemble la charrue. Le joug nous unit et nous fait marcher ensemble depuis que l’homme s’est fait Dieu et marche à notre pas dans l’Église. Je vous souhaite, pendant ce temps de repos estival de déposer votre fardeau. Allez à la source rafraichissante, par exemple, en faisant le point sur votre vie, en accueillant le sacrement du pardon, ou en accueillant la Providence des rencontres en profondeur, en vérité, ou en faisant un bain de création régénérateur.  

Chers amis, pourquoi ne pas savourer ces 3 versets d’Évangile que j’ai essayé de commenter : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ». Comment les accueillez-vous ces 3 versets, comment les comprenez-vous, vous qui portez peut-être un lourd fardeau, comment choisissez-vous de les vivre cet été ? Je vous propose d’y réfléchir pendant quelques instants, dans le silence

AMEN ALLÉLUIA MARANATHA