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À Andouillé (Mayenne), la communauté paroissiale s’apprête à vivre un tournant pour l’année 2025. Les pères Frédéric Foucher et Vincent de Rochambeau rejoignent Laval, laissant leur poste à la paroisse Saint Matthieu d’Andouillé.

À compter du 1er septembre 2025, aucun curé résident ne sera nommé. En revanche, deux prêtres intérimaires : les pères Jean-Luc Roblin, 65 ans et Jomy Kizkkekollithanath, 43 ans, actuellement en mission à Notre Dame de Charné, Ernée et ses environs viendront célébrer et accompagner les fidèles tout au long de cette période de transition.

Nommé administrateur par Mgr Dupont, le père Roblin précise :  « Je ne suis pas curé de la paroisse, mais j’aurai à cœur de créer des liens avec les paroissiens, les écoles, les élus, etc. Je découvre une nouvelle communauté : pour moi, c’est une chance et une joie. Je compte sur l’équipe pastorale et les laïcs engagés pour continuer à être témoins de l’amour du Christ. »

« Des bénévoles qui œuvrent  » dans l’ombre »

« Dans une paroisse, il n’y a pas que les prêtres : il y a aussi toutes ces petites mains qui œuvrent discrètement » , souligne Sœur Marie-José Verrier, engagée de longue date. Sacristains et sacristines, les équipes chargées de l’entretien et de l’ouverture des églises, personnes qui fleurissent, assurent le secrétariat ou tiennent les permanences : « autant de bénévoles sans qui la vie paroissiale ne pourrait être. »

« Leur contribution est essentielle, même si elle se fait souvent dans l’ombre » , insiste-t-elle. Symbole de cet engagement, la traditionnelle galette rassemble chaque année près de 120 personnes.

Cette nouvelle organisation entraîne des ajustements dans la vie paroissiale. Ainsi, il n’y aura plus de messe le samedi soir dans les petites communes, notamment à Saint-Germain-le-Fouilloux et à Saint-Jean-sur-Mayenne.

 

Avec son mari Jérôme, Marie Hardy est allée les chercher sur la place de l’Église d’Andouillé (en Mayenne), comme elle le fait pour chaque groupe. « L’accueil commence là. J’en profite pour tamponner le carnet du pèlerin avec celui de la paroisse Saint-Matthieu. Pour elle, héberger, c’est partager la vie familiale : dîner, nuit et petit-déjeuner, le tout à participation libre. »

Les pèlerins découvrent un accueil chaleureux et parfois un soutien logistique. La Mayennaise n’hésite pas à transporter un sac trop lourd, reconduire un marcheur blessé à la gare, ou même accompagner un début d’étape avec un âne, comme ce fut le cas au printemps dernier.  « C’est enrichissant, on fait de belles rencontres » , souligne-t-elle. Les mois de mai, juin, fin août et septembre restent les plus fréquentés.

« Les gens n’ont qu’à marcher, je m’occupe du reste »

Parmi les cinq marcheurs du jour, une habituée : Christelle Brizard, 47 ans, entrepreneuse en Anjou. Déjà venue seule en mars, elle revient cette fois accompagnée. Ancienne enseignante reconvertie, elle organise des marches accompagnées.  « Il n’y a pas beaucoup de propositions de ce type autour d’Angers, constate-t-elle. Je souhaite dédramatiser le chemin. Les gens n’ont qu’à marcher, je m’occupe du reste. »

Depuis 2009, elle arpente les itinéraires de pèlerinage et témoigne de leur pouvoir transformateur :  « Marcher longtemps permet de réfléchir, de faire des choix de vie. »

À ses côtés, Anne Berger, 64 ans, d’Arquenay (Mayenne), vit sa première expérience de randonnée itinérante. Membre d’un club local, elle cherchait à aller plus loin.  « Porter son sac sur plusieurs jours, je n’osais pas seule. Avec Christelle c’est rassurant, comme un coach. Je suis contente de cette première étape. »

Chaque soir, le gîte de Marie Hardy devient un lieu de repos mais aussi de partage. Les pèlerins (souvent jeunes retraités ou familles) échangent leurs récits de marche. Le chemin, balisé du logo du Mont-Saint-Michel, attire de plus en plus depuis la crise sanitaire. Entre patrimoine, nature et rencontres humaines, l’expérience laisse à chacun un souvenir marquant.