« Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ; cette phrase que Jésus a dite pour répondre à ceux qui voulaient le piéger, nous la connaissons et Jésus n’est pas tomber dans le piège, car quelle qu’ait été sa réponse, il aurait été condamné.

Nous vivons dans une société qui revendique sa laïcité, c’est une autre façon de s’en prendre à la religion, le catholicisme de préférence dans une hostilité qui a démarré au 18ème siècle et qui s’est accentué depuis.

Nos devoirs civiques, nous les rendons plus ou moins par la force à travers des lois généralement contraignantes et par toujours éclairées, il ne s’agit pas que de l’impôt mais de tout ce qui contribue à la régularité de la vie sociale.

Nous observons qu’il y a des mécontentements ; certains peuvent être justifiées mais ils sont souvent récupérés par une idéologie. Dans tous les cas, il n’est pas normal qu’à chaque fois ou presque le recours à la violence s’installe.

Ceci étant dit pour nos devoirs civiques qui correspondent au « rendez à césar ce qui est à césar’, nous devons bien traiter de nos devoirs envers Dieu le « rendez à Dieu ce qui est à Dieu ». Si nous sommes ici rassemblés, c’est que nous ne voulons pas nous dérober. Que devons-nous rendre à Dieu concrètement ?

Les trois premiers commandements du décalogue nous le disent :

  • Vous n’aurez pas d’autre Dieu que moi / vous ne prononcerez mon nom qu’avec respect / vous sanctifierez le Jour du Seigneur.

Dieu, c’est le Dieu qui a lui-même a pris l’initiative de faire Alliance avec le peuple issue de la filiation d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qui avait vécu 430 ans en Égypte et qui avait été conduit vers la liberté par Moïse. Par les prophètes, Dieu a rappelé à son peuple l’engagement pris au Sinaï chaque fois qu’il se détournait de lui ; Dieu l’a traité durement pour vaincre l’endurcissement de leurs cœurs. Nous, nous sommes pareillement tentés de rejeter Dieu dont on veut nous faire croire qu’il n’existe pas alors même que sans son action créatrice, rien n’existerait vraiment.

Le nom de Dieu est en fait imprononçable, en hébreu, il est formé de quatre consonnes dont la signification exacte est : « Je suis celui qui suis » , c’est ce Moïse avait reçu dans l’épisode du Buisson Ardent en réponse à sa question : « Qui es-tu ? »; le mot Dieu a été emprunté à d’autres civilisations, Theos en grec, Deus en latin mais il peut arriver que nous utilisions ce nom sous la forme d’un juron, comme la Sainte Vierge l’a fait remarquer dans son apparition de La Salette.

Le jour du Seigneur, c’est pour nous le dimanche, la question qui se pose est : qu’est-ce que nous en faisons ? Quelle est la place que nous donnons à Dieu ? Nos activités chrétiennes ne devraient pas se réduire à la seule participation à la messe du dimanche ; nous pourrions peut-être en faire un peu plus pour dire à Dieu que nous l’aimons du fond de notre cœur ; nous pouvons saisir toutes les occasions qui se présentent pour le remercier et le louer. Que le Saint Esprit nous éclaire pour que nous fassions les bons choix.

Père Bernard VENOT