Les hommes sont loin d’être tous bons, à cause de la blessure du premier péché dont nous sommes solidaires. La méchanceté n’est malheureusement pas une exception, nous le constatons chaque jour ou ouvrant notre journal ou en nous informant par la télévision ou par la radio de ce qui se passe dans le monde ; il reste cependant des hommes et des femmes qui font de bonnes actions pour rendre service à leur voisin ou en se mettant, parfois bénévolement, au service des autres.
Dans cette page d’Évangile, Jésus décrit deux attitudes opposées, celles de deux fils qui ont les mêmes obligations à l’égard de leur père, d’un bien qui leur est commun.
Le premier dit oui et il ne fait rien ; le deuxième dit non mais finalement il fait ce que son père lui a demandé. Les interlocuteurs de Jésus ont bien répondu à la question que Jésus leur a posée, c’est bien le deuxième qui a fait la volonté de son père. une troisième réponse aurait évidemment été meilleure, dite oui et faire ce qui a été demandé mais là n’est pas la question.
Jésus s’adressait aux grands prêtres et aux anciens du peuple, le sanhédrin qui décrètera bientôt que Jésus mérite la mort ; et Jésus leur pose indirectement la question : « faites-vous vraiment la volonté de Dieu ? » Et il leur laisse entendre que ce n’est pas du tout le cas mais ils peuvent encore se reprendre comme le prophète Ézéchiel le suggérait : « Le méchant qui se détournera de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice sauvera sa vie », encore faut-il avoir conscience qu’on fait partie des méchants, qu’on ait sur soi-même un regard de vérité.
La question de Jésus s’adresse donc aussi à nous : « faisons-nous réellement la volonté de Dieu ? Quelle est cette volonté ?
Le principe général est celui-ci : « Fais ce qui est bien, évite ce qui est mal ».
Pour nous guider, nous avons le décalogue qui détermine nos devoirs envers Dieu comme envers le prochain et en complément, nous avons les dons du Saint Esprit reçus pleinement par le sacrement de la confirmation.
Nous devons entretenir avec Dieu la relation filiale établie par le baptême. Nous le faisons par la prière, notamment le Notre Père qui en est le modèle et par une pratique régulière, notamment celle des sacrements par lesquels Dieu nous comble de bienfaits pour que nous grandissions en sainteté.
Nous devons avoir avec le prochain une relation respectueuse qui nous fera le considérer comme supérieur à nous-mêmes… nous dit saint Paul, quand bien même les apparences seraient contraires.
Cela a été traduit par le double commandement que nous connaissons bien : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et aussi tu aimeras ton prochain comme toi-même ». faisons cela et nous serons vraiment des fils et des filles de Dieu.
Père Bernard VENOT
