La fin du chapitre 13 et tout le chapitre 14 de l’Évangile selon saint Jean rapporte les paroles d’Adieu de Jésus à ses disciples. Elles ont été dites au cours de la dernière cène.
Il vient de leur dire qu’ils ne pourront pas le suivre pour le moment et à Pierre qu’il le reniera par trois fois avant que le coq n’ait chanté.
Et il insiste pour qu’ils croient en lui comme ils croient en Dieu et qu’il part à la manière d’un éclaireur pour leur préparer une place dans la maison de son Père où ils se retrouveront tous ensemble.
On se rappelle que Jésus avait envoyé ses disciples deux par deux pour préparer son passage dans les différentes villes où il devait se rendre… ici, la différence c’est que la maison de son Père, c’est le Royaume qui n’est pas de ce monde, c’est le ciel.
Thomas n’a pas compris, et il n’a sans doute pas été le seul, car les paroles de Jésus sont à la fois précises et ambiguës. Jésus désigne la maison de son Père sans préciser où elle se trouve.
Comment s’y rendre ? Nous connaissons la réponse de Jésus, il est le chemin, la vérité et la vie et c’est en passant par lui que nous pourrons atteindre la maison du Père, c’est-à-dire en croyant en lui qui est l’image du Père en tant qu’il est le Fils bien-aimé, en tant qu’il est dans le Père comme le Père est en Lui.
Les disciples ne voyaient que l’humanité de Jésus, il ne leur était donc pas facile d’admettre l’unité du Père et du Fils dans la communion de l’Esprit Saint dont il ne sera question un peu plus tard dans le chapitre 14ème c’est ce qui nous sera dit dans l’Évangile de dimanche prochain.
Tout ce que Jésus a dit et fait au cours des trois années précédentes témoignent qu’il est bien le Messie attendu par le peuple Juif, mais il a fallu attendre qu’il ressuscite d’entre les morts pour que Thomas affirme qu’il est Dieu.
Le passage du livre des Apôtres nous montre une difficulté rencontrée par la première communauté chrétienne de Jérusalem et la réponse que les Apôtres ont trouvée pour que la paix règne en eux, c’est l’institution du diaconat et la consécration des sept premiers diacres par l’imposition des mains.
La première lettre de saint Pierre est une exhortation à former un peuple uni qui soit témoin du Christ en toute circonstance. Jésus a été rejeté par les chefs du peuple juif mais d’autres ont adhéré à sa parole en vue du salut. Que cette espérance s’enracine toujours davantage dans notre esprit et dans notre cœur pour que nous soyons jugés dignes d’entrer dans l’une des demeures de la maison du Père.
Père Bernard Trohel
