Les sages et les savants du temps de Jésus, c’étaient les scribes ou les docteurs de la Loi qui ont cherché à mettre Jésus en contradiction avec la Loi de Moïse. Ce n’est pas tant le Père qui leur aurait caché quoi que ce soit mais ce sont eux-mêmes qui se sont fermés et se sont empêchés de voir que Jésus accomplissait les écritures… il y a quand même eu des exceptions, par exemple Nicodème qui était venu rencontrer Jésus de nuit pour éviter le regard des autres…
Par contre le peuple, dont Jésus avait dit qu’il était comme des brebis sans berger, se montrait plus réceptif parce qu’il voyait que Jésus faisait du bien et qu’il parlait avec autorité, une autorité qui ne pouvait venir que de Dieu ; c’est ce que Jésus dit encore par ces paroles : personne ne connait le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
La connaissance du mystère de Dieu dépasse l’entendement ordinaire de l’homme, mais si l’homme est ouvert à la vérité, il ne fait pas de doute qu’il accueillera ce mystère et en vivra comme disciple.
Le disciple, nous dit Jésus, ne sera pas épargné par les épreuves mais c’est dans la mesure où nous imiterons Jésus, doux et humble de cœur que nous pourrons les traverser car nous trouverons auprès de Dieu le soutien dont nous avons besoin ; saint Augustin a traduit cela dans ses confessions : « Tu nous as fait pour toi et notre cœur est sans repos jusqu’à tant qu’il repose en toi ».
Le prophète Zacharie avait exhorté ses contemporains à se réjouir de la venue d’un roi qui proclamera la paix aux nations et qui exercera le pouvoir que le monde entier, il ne le dit pas exactement en ces termes car son regard était limité par ce qui était connu mais comme nous croyons qu’il nous parlait de Jésus, nous pouvons naturellement élargir la prophétie que Jésus a accompli déjà le jour où il est entré solennellement dans Jérusalem, sous les acclamations de la foule.
Saint Paul, de son côté, nous exhorte à ne plus vivre selon les seules exigences de notre nature corporelle mais surtout selon les exigences de notre surnature régénérée par le baptême.
Le principe qu’il énonce a été mis en œuvre par les saints et les saintes à qui il ne fait pas directement référence mais leur exemple est pour nous un stimulant surtout dans les moments où nous pouvons perdre un peu de confiance.
Père Bernard VENOT
