L’Évangile de ce jour met en valeur le rôle de Joseph a assumé devant Dieu la responsabilité et de Marie son épouse, et de Jésus.

C’est à lui que l’ange du Seigneur s’est adressé afin qu’il protège Jésus de la menace qu’Hérode faisait peser sur lui. Hérode avait su par les mages venus d’orient qu’un “roi des Juifs” était né en Judée et il a laissé les mages lui rendent leur hommage… Les mages ayant su qu’ils ne devaient pas retourner voir Hérode pour le renseigner sur le lieu où il trouverait l’enfant et sa famille, Hérode s’est vengé en faisant massacrer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et aux environs ;

De son coté, Joseph a lui-même été averti en songe de se mettre en route vers l’Égypte où ils seraient tous le trois à l’abri. Et de la même manière Joseph, en songe, apprendra que la menace avait été levée après la mort d’Hérode qui est survenue en -4 et il a pu prendre le chemin du retour avec Marie et Jésus et s’établir à nouveau à Nazareth ou Marie avait reçu la visite de l’Ange Gabriel.

La famille est un lieu de vie naturel qui réunit le père, la mère et les enfants et chacun doit assumer son rôle.

Ben Sira, dans la réflexion qu’il nous propose, se place du côté des enfants : celui qui honore son père obtient le pardon de ses péchés et s’il glorifie sa mère, il amasse un trésor. Honorer son père et sa mère, c’est le quatrième commandement du Décalogue, il ne nous est pas permis de nous en affranchir. Ben Sira ajoute que celui qui glorifie son père verra de longs jours et celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.

Il arrive parfois que la relation intrafamiliale soit conflictuelle et nous devons nous demander pourquoi cela se produit, la réponse est simple : le péché en est la cause quand il nous pousse à chercher notre propre intérêt ou quand il nous pousse à interpréter les paroles et les gestes des autres.

Pour palier cela, écoutons ce que saint Paul nous dit dans sa lettre aux Colossiens : « Revêtez-vous de tendresse et de compassion, d’humilité… supportez-vous et pardonnez-vous mutuellement… tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur… »

La fin de ce passage décrit l’équilibre interne de la famille : si l’amour est présent, s’il est mis en œuvre jour après jour… alors aucune difficulté, quelle qu’elle soit, ne sera insurmontable.

Que chacun donne donc le meilleur de lui-même en référence à ce que Jésus a fait pour nous, lui qui nous a aimés malgré nos faiblesses.

Père Bernard VENOT