Jésus a prêché le royaume des Cieux dès le début, il disait : « Les temps sont accomplis, le Royaume des cieux est tout proche, repentez-vous et croyez à l’Évangile ».
Il adressait aux Juifs qui avaient connaissance de la Révélation qui avait parlé d’un royaume messianique dans le livre d’Isaïe et dans celui de Michée qui sont deux prophètes. Autrement, il n’a été question que de royaume terrestre, notamment celui de David dont Jésus pouvait revendiquer la succession.
Le Royaume des cieux est évidemment autre chose de plus difficile à concevoir pour nous qui n’avons que la terre pour horizon. Cependant, nous gardons naturellement en mémoire, la réponse de Jésus à Pilate qui l’interrogeait : « mon Royaume n’est pas de ce monde ».
Les trois paraboles que nous venons d’entendre ne décrivent pas le royaume, elles nous disent seulement qu’il mérite que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour l’acquérir, c’est-à-dire pour en faire partie.
La troisième parabole va un peu plus loin et elle rejoint ce que la parabole du bon grain et de l’ivraie nous a enseigné : le royaume n’est pas réservé à un peuple – le peuple d’Israël – il est pour tous mais tous ne l’intégreront peut-être pas : en effet, à la fin, au moment voulu par le Seigneur, un tri sera fait entre les bons et les méchants.
En outre, chacun a la possibilité de se convertir à chaque instant de sa vie, même les scribes qui cherchaient pourtant à piéger Jésus. Tous les scribes ne se sont pas convertis comme de nos jours, tous ceux qui déclarent leur hostilité à l’égard de Dieu et de Jésus ne se convertissent pas assurément… j’espère que beaucoup le feront car Jésus n’est pas venu condamner mais sauver tous les hommes : seuls ceux qui refuseront obstinément seront jetés dans la fournaise où il y aura des pleurs et des grincements de dent… c’est ce que Jésus lui-même nous dit pour nous mettre en garde.
Soyons vigilants. Prenons pour modèle Salomon qui avait d’abord demandé à Dieu d’être capable de gouverner, de lui donner un cœur attentif pour discerner le bien et le mal… Dieu le lui a donné mais Salomon n’a pas tenu bon et il a eu une fin plutôt lamentable… à cause des femmes d’origine païenne qu’il avait épousées pour établir des alliances politiques et il avait toléré qu’elles conservent leurs cultes de divinités qui n’existent pas.
Depuis notre baptême, et davantage encore depuis notre confirmation, nous sommes sous la conduite du Saint Esprit qui nous aide à discerner ce qui, dans le monde qui est le nôtre, n’est que mensonge.
Écoutons encore la recommandation de saint Pierre : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer : résistez-lui, ferme dans la foi… ».
Père Bernard Venot
