Tout premier-né de sexe masculin devait donc être racheté. C’était une disposition qui remonte à la période de l’Exode.
Dieu avait en effet dit à Moïse : « Consacre-moi tout premier-né, prémices du sein maternel parmi les Israélites. Homme ou animal, il est à moi. »
Moïse a transmis cette disposition au peuple en lui disant : « Quand Dieu t’aura fait entrer dans le pays des cananéens… tu cèderas à Dieu tout être sorti le premier du sein maternel… les mâles sont à Dieu… » et il ajoutait : « Tous les premiers-nés de l’homme, parmi tes fils, tu les rachèteras ».
Jésus était bien dans ce cas et a priori, il n’y avait aucune raison pour que Marie et Joseph ne se conforment à cet usage traditionnel, même si le cas de Jésus reste singulier.
Par cette démarche, Marie et Joseph ont donc demandé à Dieu de leur confier Jésus pour qu’ils l’éduquent selon les principes de la Loi de Moïse.
C’est une offrande de pauvre que Marie et Joseph ont faite à Dieu qui ne regarde pas tant la quantité que la qualité de la démarche.
A cette occasion, Marie et Joseph ont fait une rencontre inattendue avec un homme âgé d’une grande piété qui attendait la venue du Messie, comme tous les Israélites de son temps, et qui avait été averti qu’il le verrait avant de quitter ce monde. Et c’est de la même manière qu’il a su qu’il devait monter au Temple pour le voir et il s’est réjoui profondément d’avoir vu de ses yeux la lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à Israël.
C’est cette parole de Syméon qui explique pourquoi cette fête de la présentation de Jésus au Temple est aussi celle de la Lumière car Jésus est bien, comme saint Jean nous le dit aussi dans le prologue de son Évangile : la lumière du monde, la lumière véritable qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Malheureusement, il est des hommes qui refusent obstinément de se laisser éclairer et qui se complaisent dans une certaine obscurité.
Nous vivons dans cette lumière depuis le jour de notre baptême qui nous a fait passer d’un état de rupture avec Dieu à un état d’enfant de Dieu grâce à la Rédemption que Jésus a opéré en notre faveur en tant que grand prêtre miséricordieux,
Vivre dans cette lumière, c’est ce que signifie bien la remise d’un cierge allumé aux parents, parrain et marraine qui nous accompagnent tant que nous ne pouvons pas prendre en main notre propre vie.
Ensemble, comme nous l’avons dit au début de la célébration, avançons courageusement dans la paix à la rencontre du Seigneur.
Père Bernard VENOT
