Après avoir fêté l’Ascension de Jésus, la liturgie nous fait revenir un peu en arrière en écoutant le début de la prière sacerdotale que Jésus a adressée à son Père au cours de la dernière Cène.

L’heure est grave en effet, et les disciples n’en ont pas pleinement conscience.

Chaque phrase est importante. Il nous dit d’abord le lien consubstantiel qu’il a avec le Père, ils se communiquent mutuellement la gloire.

La gloire est un mot qui implique l’idée de poids, c’est-à-dire d’importance et aussi de respect.

Jésus a fait connaître le Père comme un Dieu proche de nous, cela se perçoit notamment dans la prière qu’il nous a enseigné, le Notre Père.

Mais la gloire du Christ, au moment où il parle, est encore cachée… il ne l’a montrée qu’une fois à trois de ses disciples – Pierre, Jacques et Jean – quand il a été transfiguré devant eux. Sa résurrection sera le grand moment de sa glorification et là, il s’est fait connaître par tous ses disciples, son ascension en a été la suite logique.

Le deuxième point que Jésus aborde ici, c’est celui de la vie éternelle.

La vie éternelle est une vie qui n’a pas de fin ; or nous savons que notre vie sur la terre a une fin qui peut se produire à tout moment ; nous devons nous y préparer.

Aujourd’hui, nous connaissons Dieu dans la foi, à partir de ce qui a été révélé dans les Saintes Ecritures… et aussi de ce que des théologiens en ont dit et qui a été en quelque sorte validé par l’Eglise… le catéchisme en est l’expression, mais tout cela est peu de chose au regard de ce que nous pourrons vivre et connaître au ciel : la vérité tout entière.

Nous devons pour cela avoir le désir de rejoindre Dieu dans son Royaume pour le voir face à face comme Jésus nous le dit : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » et qui a été repris par saint Paul qui écrit : « Ce que nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, vous le verrons dans un face à face ».

Jésus fait ensuite la distinction entre ceux qui croient en lui et le monde : « ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi ».

Le monde désigne tous les hommes qui refuseront de croire et qui se priveront pour toujours de la vie éternelle bienheureuse. Jésus nous a en effet prévenus : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné ». Mais Dieu n’abandonne personne car les hommes sont tous l’œuvre de ses mains et il veut que tous, nous soyons sauvés… cependant il respecte les choix que nous faisons de l’aimer ou le haïr.

Nous, nous avons mis notre foi en Dieu, alors conduisons nous selon les prescriptions que Jésus nous a enseignées sans oublier d’intercéder en faveur de ceux qui cherchent la vérité à tâtons.

Père Bernard VENOT