Le temple de Jérusalem avait été embelli sous le règne d’Hérode le Grand, celui-là même qui avait voulu faire mourir le roi des Juifs dont les mages venus d’orient lui avaient annoncé la naissance.

Le Temple suscitait l’admiration des Juifs, y compris celle des disciples de Jésus, or voilà que Jésus leur annonce qu’il sera détruit. Et c’est ce qui s’est effectivement passé en l’an 70 après que les Juifs se soient révoltés contre l’occupant romain.

On peut se rappeler que le Temple construit sous le règne de Salomon avait déjà été détruit une première fois par Nabuchodonosor vers -587 ; le roi de Babylone avait exilé le roi de Juda et une partie des Juifs ; mais le temple avait été reconstruit avec la bénédiction du roi des Perses qui avait permis aux Juifs de retourner dans leur pays.

Quand donc cette deuxième destruction se produira-t-elle ? Telle est la question des disciples qui ajoutent : « quelles en seront les signes annonciateurs »

Les signes que Jésus énumère ne sont pas inhabituels, ce sont des catastrophes qui se produisent tout au long des siècle, par contre, il nous parle aussi de la survenue de phénomènes effrayants et de signes venus du ciel qui, eux, sont encore à venir.

Jésus continue en parlant des persécutions que les disciples auront à subir au fil du temps et qui les amènera à porter témoignage. C’est ce qui s’est passé d’abord au cours des trois premiers siècles où les chrétiens ont été poursuivis, par leur fidélité au Christ ou, pour ceux qui en avaient la capacité, par leur parole face à leur détracteur, ils ont permis à la foi chrétienne de rester vivante. Les persécutions ont continué dans d’autres cadres et sous d’autres formes, mais l’Église a résisté, forte de l’assurance que les paroles de Jésus lui ont donnée : « les portes de l’enfer ne l’emporteront pas ».

Si la foi en occident semble sur le déclin, elle n’a pas disparu, dans d’autres région du monde, elle subsiste… nous devons alors nous interroger sur ce que nous sommes, des chrétiens, sans doute si nous avons été baptisés ; des témoins, peut-être pas si nous avons adopté les mœurs de notre temps.

Les premiers missionnaires dans notre pays se sont battus pour que les mœurs brutales qui avaient cours soient réformées, même si le succès n’a pas été total, il a obtenu quelques résultats avec les Saints et les Saintes qui, à chaque siècle, ont donné la première place à Dieu.

Il est bon et très utile que nous nous souciions de les connaître… nous voyons encore la statue de certains d’entre eux dans les églises, et un grand nombre de nos villages dont placés sous leur patronage, à Changé, c’est saint Pierre à qui Jésus a confié son Église qui intercède pour nous auprès de Dieu.

L’exemple qu’ils ont donné doit stimuler nous générosité à servir le Seigneur sans rien exiger en retour, car nous ne sommes que des serviteurs qui ne font que leur devoir en suivant les prescriptions de l’Évangile.

Père Bernard Venot