En comparant la parole de Dieu à la pluie qui descend des cieux, Isaïe a préparé les esprits à recevoir la parabole du semeur que Jésus lui-même a expliqué à ses disciples… nous pouvons donc penser que tous ceux qui l’ont entendue en sont restés au sens littéral : les grains étaient jetés par le semeur à la volée, ils pouvaient donc tomber dans des endroits différents qui étaient plus ou moins favorables.

Ce qui est semé, c’est la parole de Dieu, celle que les prophètes ont transmise ; cette parole donne toujours un résultat, habituellement la conversion du peuple ou sa persévérance à faire ce qui plait à Dieu.

Cette Parole, c’est aussi et surtout pour nous Jésus, le Verbe de Dieu qui est descendu du ciel pour nous ouvrir la porte du ciel ; Jésus a rempli sa mission mais il reste que chacun d’entre nous doit accueillir la Bonne Nouvelle et en vivre.

Ce que Jésus a dit, et de façon plus large, ce qui a été révélé au cours des siècles qui ont précédé sa venue, il nous est donné de l’entendre au moins chaque dimanche. Qu’est-ce qu’elle produit en nous ?

Cette parole n’est pas toujours facile à comprendre, il faut l’admettre… c’est la raison pour laquelle une explication est donnée, mais est-elle éclairante ? Peut-être pas toujours !

Cela ne dépend pas seulement de l’habileté du prédicateur, cela dépend aussi de la réceptivité des auditeurs qui peuvent être plus ou moins bien disposés.

Les scribes et les pharisiens du temps de Jésus étaient fermés : rien de ce que Jésus disait ne les touchait parce qu’ils le passaient au crible de leurs propres certitudes. C’est une attitude qui n’a pas disparue parmi nous

Mais la réception de la parole de Dieu ne se limite pas au temps de la messe… c’est l’Eglise qui a reçu mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ, et elle le fait depuis deux mille ans avec un succès variable, mais un succès certain puisque nous sommes là.

Dans le contexte actuel, cela s’exprime de différentes façons :

Il y a ceux qui, non seulement refusent d’entendre ce que l’Eglise a à dire… comme si elle n’avait aucune compétence dans le domaine social…

Il y a ceux qui font partie de l’Eglise en tant qu’ils sont baptisés mais qui se rebellent : cela a donné les schismes dont l’Eglise a pâti tout au long de ses deux mille ans d’histoire.

Jésus a confié son Eglise à Pierre et aux Apôtres, l’Esprit Saint a été envoyé pour accompagner l’Eglise vers la vérité tout entière, et pour aider chacun d’entre nous à être saint. Soyons la bonne terre qui accueille la Parole et mettons-là en pratique pour porter un fruit de sainteté.

Père Bernard VENOT